Pages

vendredi 6 avril 2012


James Jamerson, le père de la basse moderne

 Vincent Turban

Musicien de génie avec un sens du rythme et du groove incroyable, pilier du label légendaire Motown mais esprit tourmenté, James Jamerson, disparu il y a 28 ans, continue d’influencer tous les bassistes de la planète, et ce dans tous les styles (Paul McCartney, Jaco Pastorius, John Paul Jones le citent comme influence principale)

Né le 29 Janvier 1938 à Edisto Island en Caroline Du Sud, le jeune James faisait déjà danser les fourmis avec un bâton et un élastique planté dans une fourmilière. Après l’école, Jamerson et ses camarades se réunissaient dans une maison désaffectée où trônait un piano et une contrebasse. C’est le début de l’apprentissage musical au sein du lycée de Northwestern.

Parti pour une vie meilleure dans le Michigan, il débarque avec sa mère à Detroit en 1954. Trouvant des engagements dans les clubs de jazz, il rencontre un homme, ancien boxeur, débordant d’ambition et souhaitant créer une maison de disques, Berry Gordy.

C’est l’acte de naissance de Motown Records (contraction de Motor et Town), et Jamerson est l’un des premiers engagés avec le batteur Benny Benjamin (alias Papa Zita) et le pianiste Joe Hunter, en tant que musicien de studio. Ce noyau constitue les bases de l’orchestre maison, les Funk Brothers.

La grande évolution majeure pour Jamerson est l’adoption de la Basse Fender Precision au début de la décennie 1960. Restant fidèle à la contrebasse lors de ses premiers enregistrements, il passe progressivement à la basse électrique, malgré le scepticisme de Lamont Dozier, auteur-compositeur formant le trio imparable avec les Frères Holland (« Je ne veux pas de cette merde » déclara-t-il, avant de se raviser en entendant les qualités sonores de l’invention de Monsieur Leo Fender).

Un premier exemplaire fut offert par le jazzman Horace « Chili » Ruth (un modèle 1957 noir surnommé Black Beauty) mais volé par la suite. Encore un autre vol d’instrument à déplorer (modèle 1960 Sunburst) et Jamerson trouve l’instrument qui ne le quittera plus, une Precision 1962, montée avec des cordes La Bella à fort tirant (052-110), et surnommée « The Funk Machine ».

L’évolution électrique de Miles Davis
Vincent Turban
Après sa prestation à la seconde édition du festival de L’Île de Wight en Août 1970, Miles Davis, en perpétuelle recherche d’évolution sonore, décide d’amener la musique jazz vers des horizons plus électriques.

Le processus commença à la fin des années 60 avec l’introduction d’instruments amplifiés comme le piano Fender Rhodes ou la basse Fender. Des albums comme In A Silent Way (1968) et surtout Bitches Brew (1969) annoncent la direction musicale prise par le plus grand trompettiste de l’histoire du jazz.

La rupture entre le jazz traditionnel et le jazz fusion s’établit avec la Bande Originale du film Jack Johnson (1970), ou pour la première fois un bassiste venant de la soul et du funk (le terrifiant Michael Henderson, 19 ans à l’époque et officiant auprès de Stevie Wonder) prend la place vacante laissée par Dave Holland, parti en Septembre. Miroslav Vitous assurera l’intérim jusqu’à l’arrivée de Henderson en Décembre 1970.
A l'Ile de Wight en 1970

La découverte de Jimi Hendrix, de James Brown et de Sly Stone impressionna tellement Miles que le basculement vers le jazz fusion se fit de la manière la plus naturelle qui soit. De plus, pour rendre hommage au Voodoo Child (Hendrix) disparu le 18 Septembre 1970, Davis amplifia le son de son instrument par l’ajout d’une pédale wah-wah en plus de sa sourdine. La révolution sonore apparut lors des séries de concerts au Cellar Door de Washington avec en featuring le guitariste britannique John McLaughlin (Album Live-Evil et coffret The Cellar Doors Sessions).

Dans une démarche visant à « africaniser et funkifier » sa musique, Miles embaucha le fils du saxophoniste Jimmy Heath, James Mtume Forman, en renfort pour doubler les percussions de Don Alias puis, suite au départ de McLaughlin parti former le Mahavishnu Orchestra, le guitariste Reggie Lucas (producteur de Madonna dans les 80’s) .
Miles Davis à Berlin en 1971


1972 est l’année de la rencontre avec le multi instrumentiste Paul Buckmaster. Ce dernier initie Miles Davis à la musique concrète et expérimentale de Karl Heinz Stockhausen, posant ainsi les bases de l’album le plus controversé de la discographie de Miles, « On The Corner », enregistré de Juin à Juillet 1972. Sur cet opus, la machine binaire tourne à plein régime, dynamitée par les aboiements imprévisibles de la trompette électrique.


vendredi 23 mars 2012

Bob Marley, le Messager Du Reggae

                 Vincent Turban 

Musicien reconnu dans le monde entier, premier ambassadeur du Tiers Monde et porte-parole de la musique reggae, Bob Marley reste une figure incontournable de la musique du 20ème siècle. Tout au long de sa vie, il mena un combat contre l’oppression du peuple noir et des opprimés.

Robert Nesta Marley naît le 6 Février 1945 à Nine Miles d’un père anglais, le capitaine Norval Marley, contremaître dans les plantations de cannes à sucre, et d’une mère jamaïcaine Cedella Booker. Il passe la majeure partie de son enfance à la campagne et à Kingston avec sa mère car il n’a jamais connu son père.

1957-1959 : Bob part vivre à Trenchtown, le principal ghetto de Kingston. Début de l’apprentissage musical dans les yards (cours communes ou l’on prépare les repas) sous la houlette de Joe Higgs, et rencontre avec Peter Tosh et Bunny Livingstone (surnommé plus tard Bunny Wailer).

1960-1962: Création des Wailing Wailers avec Beverly Kelso, Cherry Green et Junior Braithwaite. Sortie du premier 45 T de Bob : « Judge Not » suivi de « One Cup Of Coffee ».

1963-1966 : Premier gros hit des Wailers en 1963 avec Simmer Down, produit par Clement Sir Coxsone Dodd. Ce dernier est le hitmaker de la musique jamaïcaine. Les Wailers deviennent le trio vocal le plus couru de l’ile.
The Wailers en 1973

1966-1970 : Bob se tourne vers le rastafarisme sous la houlette de Mortimer Planno. Mariage avec Rita Anderson, visite de l’Empereur Hailé Selassié en Avril 1966. Bob part vivre dans le Delaware aux USA et travaille à l’usine Chrysler et dans des hôtels en tant que technicien de surface. Création du label « Wail’m’soul » en 1967.

mercredi 14 mars 2012

Y a comme un défaut dans le costume du Président !

Jean Luc Masson

La panoplie de Président





"Président de la république française" à été créé PAR et POUR le général de Gaulle... du taillé sur mesure  !

Depuis, d'autres ont essayé d'enfiler ce costume mais y a comme un défaut ! *



Pompidou "le fils légitime"





  trop petit dans le costume



Giscard d'Estaing "le financier ennuyeux"


l'habit sans ampleur



Mitterrand "l'imitateur"







  fripes démarquées et démodées






Les carnets de campagne de Francis Berre







Meeting de la dernière chance ?



Ils sont un peu plus de 50 000 personnes réunies à Villepinte pour le premier grand meeting de campagne de Nicolas Sarkozy. Le candidat de l’UMP entend rebondir après une période difficile où il a été conspué à Bayonne et s’est embourbé dans la polémique sur la viande halal et ses déclarations contradictoires.

Des sympathisants et militants UMP sont venus en masse de la province, à l’exemple de Jean-Pierre arrivé des Pyrénées Orientales pour qui Nicolas Sarkozy « est depuis De Gaulle  le seul homme politique qui a fait autant de réformes, et la France on le sait bien en a besoin. C’est le meilleur des candidats qu’on puisse avoir », affirme-t-il.  

De jeunes militants en tee-shirts blanc, en grand nombre, agitent leurs drapeaux. Tout le gratin de l’UMP est présentn avec des discours d’Alain Juppé, Jean-François Copé et  François Fillon. Jeannette Bougrab, mais aussi Bernadette Chirac disent également quelques mots à la tribune.
 Il y a aussi quelques « people» comme Enrico Macias, Christian Clavier et  Gérard Depardieu qui lorsqu’il prend la parole, se fait siffler par une petite partie de l’assemblée.

Nicolas Sarkozy qui se veut candidat du peuple se contredit lorsqu’il invite ses amis people à monter à la tribune et notamment Gérard Depardieu. Ce dernier s’est plus fait connaitre dernièrement par ses excentricités que par la qualité de ses films. L’acteur a, il y a quelque mois, uriné à bord d’un avion d’Air France dans une bouteille. La présence aussi de Christian Clavier ne risque pas d’éclipser l’image bling-bling du candidat UMP.

samedi 10 mars 2012

Les carnets de campagne de Francis Berre










Speedating avec les candidats à la présidentielle 2012 à la Bellevilloise à Paris


 L’évènement était organisé par des médias de certaines banlieues de la région parisienne et de Marseille. Il y avait trois tables rondes. Cependant les candidats ou leur représentant  n’ont pas répondu aux mêmes questions. Des journalistes différents par groupe de deux animaient les tables rondes.

Un animateur était chargé d’animer le débat. Le temps de paroles des candidats par réponse était de 4 minutes.

La première question concernait la représentativité de la diversité.

Pour Camille Bedin, représentante de Nicolas Sarkozy et par ailleurs Secrétaire nationale en charge de l'Egalité des chances à l’UMP, tout doit être basé sur la méritocratie et il faut inciter les populations à s’investir et à voter. Malheureusement une partie de ce qu’elle disait n’était pas audible car une minorité de la salle s’excitait à chaque fois qu’elle prenait la parole, et  elle était parfois interrompue par certains participants. J’avais assisté au même type de scènes au débat sur le logement organisé par la fondation Abbé-Pierre. Chaque fois que le représentant du Président-candidat, en l’occurrence Henri Guainot, prenait la parole il était automatiquement sifflé par une petite partie de l’assemblée. Devant certaines audiences, les associations de mal-logés, certaines banlieues ou au Pays Basque, la majorité actuelle n’est pas la bienvenue.

PORTRAIT D’EMILIO RUBIO

De même prénom que son père, né dans notre Cité, il est issu d'une famille venue de la vallée de La Vera, au nord de l'Estrémadure espagnole voici plus de 50 ans. Français de naissance, il fréquente l'association espagnole si caractéristique de notre ville, le Hoggar, soit le foyer. Il aime bien y gouter les tapas. Témoin fort de ce territoire appelé la petite Espagne dionysienne, il en a, comme beaucoup, été finalement expulsé fin 1996 quand a débuté la conception du Stade de France, puis son édification. Il n'en reste que le Hoggar, bien de l'Etat espagnol.

Quant à Emilio, il conserve une grande nostalgie de cette époque.
Sa carrière en région parisienne a vu alterner la formation et la vente, puis la gestion du recrutement. Il a finalement pris le parti d'appliquer la numérologie dans ses activités de commerce. Il conseille de rechercher les meilleurs jours pour agir. Vous pouvez lui demander conseil sur son blog : www.etudenumerologique.wordpress.com.
Marc André Dubois